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La fin du deuil

…on en était à peaufiner les derniers questionnements à quelques jours de Orizaba; ça va être malade! 24h plus tard, on se demandait si on devait partir quand même. Moi; « Y’a pas un estie de virus qui va m’empêcher de grimper c’te montagne-là! »…

On était vraiment crinqués. Pendant que les premiers cas de covid-19 canadien se déclaraient, on en était à peaufiner les derniers questionnements à quelques jours de Orizaba; ça va être malade! 24h plus tard, on se demandait si on devait partir quand même. Moi; « Y’a pas un estie de virus qui va m’empêcher de grimper c’te montagne-là! ». OK, on s’en reparle lundi voir comment ça avance. Dans les heures qui suivaient les frontières se refermaient une après l’autre…

Bon, on rebondit! On remet ça pour novembre! Yeah! Change les billets d’avion, comme un million d’autres voyageurs en même temps. On réussit, on a tous les trois rebookés nos billets; good job guys!….

Après, silence radio. Je continue de m’entrainer-ishh, mais mes livres d’alpi sont fermés, Facebook me tape sur les nerfs avec ses « belles images » de montagnes, de piolets et de sommets. Y’a aucune conférence qui me tente en ligne, les apéros sont de retour et le vin toujours meilleurs. Je suis pas malheureux là, je travaille de la maison, j’ai une belle routine, j’ai du temps de meilleure qualité avec mon fils et ma blonde trouve ça ben agréable de m’avoir pas trop loin. J’accumule des airlousse et de l’argent comme jamais. Qui sait?! Un jour, ça va peut-être pouvoir servir…

– « Tu travailles aujourd’hui? »
– « Ouep darling. Y’a tout un soleil hein! 🙂 »
– « Tu peux pas prendre une pause? »

Ça fait deux trois fois que Greg me relance pour sortir (ben oui, 2 mètres pis toute pis toute). Mon réflexe; ben non, j’ai pas le temps. Pis faut j’aille chercher mon gars anyways. Mais tsé Greg, y’a le dont de te faire avoir envie d’aller jouer dehors… Ah pis enwoueil donc, semaine prochaine buddy! 🙂

Ça a fait un bien fou cette ride là! Une petite rando urbaine de jasette de boys. De tout, de rien. Mais d’alpi aussi. C’est en jasant de montagne que je me suis rendu compte que je venais probablement de passer au travers d’un deuil zen et tranquille. Je devais en avoir besoin.

Depuis; retour à la course, l’entrainement en force, l’alimentation, la routine et les objectifs. On se roule les manches, c’est le temps là là! Quand les parois vont rouvrir, je vais être prête: Y’a pas un estie de virus qui va m’empêcher de grimper c’te montagne-là!! 😀

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